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Face à globalisé grandement concurrentiel, et poussées par les ruptures technologiques, les sociétés françaises ont entamé leur mutation digitale. Avec 3 millions de petites structures en France et 30 centaines de milliers de clients en ligne, le web représente un superbe potentiel de développement et doit s’inscrire comme levier de performance, de compétitivité et de croissance. Le rapport Deloitte/Facebook s’intéresse au niveau de maturité digitale des entreprises françaises et présente les opportunités proposées par l’économie numérique.

Mais dans les faits, comment cela se traduit-il ? Pour basculer une entreprise dans l’ère du web, qu’elle soit en BtoB, BtoC, BtoBtoC, etc., il faut penser autrement son offre, progresser sa créativité, pour imaginer une nouvelle proposition de valeur qui se rapporte aux codes numériques d’aujourd’hui. Il s’agit, par exemple, de faire améliorer son modèle économique, de le organiser en identifiant des toutes nouvelles sources de revenu et de nouveaux canaux d’interaction client à utiliser. C’est ce qu’a La Redoute reprise en main par Nathalie Balla et Eric Courteille : ils ont totalement repensé le format économe qui était basé sur le gros catalogue et la VAD. C’est aussi ce qui a conduit Hammel, groupe de famille de quincaillerie et de robinetterie basé en Dordogne, à devenir Ayor, avec diversification des offres, démarrage d’une plateforme pour échanger avec les poseurs professionnels et récemment le lancement d’un incubateur. Ou encore des clubs sportifs comme le Castres Olympique, club de rugby de Castres, qui a repensé son organisation pour à la fois améliorer les performances sportives de son équipe et soutenir ses ventes – donc les moyens financiers du club – avec la création d’une boutique en ligne et d’une billetterie en ligne.

Le numérique est partout en ce début d’année 2017. Vos partenaires sont déjà équipés de smartphones derniers cris, tablettes tactiles, notebook pour excercer et communiquer ? Il est temps de passer à rapidité supérieure et d’intégrer le numérique à tous vos process. Pour améliorer leur compétitivité et assurer leur durabilité, les pme ne peuvent plus faire l’économie d’une digitale en profondeur. Mais comment bien discuter le virage ? Les petites entreprises françaises interrogées à ce propos pointent l’absence de savoir-faire technique comme principal frein avant le coût. Et pour cause, si le coût est réel au commencement, il sera vite amorti grâce au gain d’efficacité et de compétitivité généré par l’intégration de ces nouveaux process. Le manque de savoir-faire, par contre, est plus difficile à saisir par les chefs d’entreprise. Pourtant, avec un bon accompagnement et des cycles de formation, il est possible de lever ce frein et compléter sa transition digitale.

Premier indicateur de la transition numérique : 76% des entreprises interrogées ont un site Web et 74% garantissent une présence sur les réseaux sociaux ( 2 ). Or, seules 11% emploient numériques chaque jour. Avec des initiatives dispersées, moins de 5% de votre participation des entreprise est venant du digital. En effet, pour beaucoup de dirigeants, la digitalisation de leur entreprise se résume à de la présence en ligne. Trop peu imaginent les possibilités de croissance, les leviers de développement pour leur . Rares sont ceux aussi qui prennent la mesure des risques liés à la sécurité des données. Cette immaturité numérique touche particulièrement les petites structures. En France, on estime en effet que 81% des ETI ont engagé leur digitale ( 3 ). Et elles constatent déjà les avantages de cette transition : 76% citent une plus grande efficacité opérationnelle ( réduction des dépenses, fiabilité des opérations, réduction des délais ). 72% indiquent une meilleure compétitivité face à la concurrence et aux nouveaux manières d’achat. Un modèle que les petites structures et TPE ne prennent pas encore en exemple.

Les petites entreprises françaises sont en retard sur leur transformation digitale par rapport à leurs voisins européens. Ce retard est particulièrement visible en terme d’adoption de solutions digitales par les pme, tels que la présence sur Internet et sur les social medias, la réalisation de ventes en ligne ou l’utilisation de fonctionnalités digitaux visant à améliorer la productivité. En 2015, deux tpe françaises sur trois bénéficiaient d’un site internet, contre trois sur quatre généralement dans l’UE, et à peu près une pme sur 8 recevait des commandes en ligne pour un chiffre d’affaires global de près de 60 000 000 000 d’€, soit près de 3% du chiffre d’affaires total des tpe françaises. Mais ce sont les plus petites petites entreprises qui accusent un retard plus important.

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